“Chansons pour Ouroboros” in Dragons
Calmann-Levy
Histoire courte, 40 000 signes.

Tentative de traitement lyrique d’une idée primitive de l’heroïc fantasy. En six chants. Texte brutal dans sa forme, plutôt direct dans son contenu.
Contient des chevaliers perdus, un prince déchu, des fossiles, un clergé cagoulé, du sang, des mirages cosmiques, de la torture, des pouvoirs, des courtisanes et surtout la cité-forteresse d’Ouroboros.

« Il se dit dans les salons que Presqu’Éternité faiblit.
Il se dit dans les salons, visages poudrés et lèvres peintes, que le Dévoreur se prépare à quitter le gouffre. Des frissons et des expressions choquées, des questions, des corps qui se penchent et diffusent la rumeur sur le ton de la confidence. Il se dit que le cavalier Presqu’Éternité posera bientôt le genou à terre, baissera les yeux et capitulera. Il se raconte que son dragon n’est plus aussi lumineux qu’autrefois, que le col du gouffre ne s’embraserait plus à son passage. Des courtisanes ouvrent de grands yeux maquillés, elles se redressent, prises au piège dans le corset ; des mèches se rebiffent des coiffures étudiées.
[…] Elles prennent de nouvelles poses, s’amusent parfois, leurs expressions s’exagèrent, elles minaudent pour maintenir l’illusion, elles s’échangent des heures de banalités où se glisse : peut-être faut-il envoyer les dragons dans le gouffre ? »

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