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Julien Bouvet

Daylon

accolade Dreamcity (in a hiatus)
Moonmotel (in a hiatus)
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Penchés sur le berceau des géants (in Retour sur l'horizon, ed. Denoël)

(Stories, 2009)

"Penchés sur le berceau des géants" in Retour sur l'horizon
Denoël
Histoire courte, 40 000 signes.

Uchronie ou parachronie selon les humeurs traitant de la distance, de la déconquête spatiale, d'une certaine forme de singularité vécue depuis les nineties et, enfin, de la crise de l'argument dit de science-fiction.

« Ça pourrait ressembler à ça, la fin des temps. Ou le futur[...] Peu importe. Avec des vaisseaux spatiaux partout, des hologrammes en 3D et des combis en aluminium. »
Denez concède un sourire :
« Oh oui. J’ai toujours rêvé de ressembler à un club-sandwich dans son alu. »
Elle l’ignore :
« Y’aurait toujours cette plage. On pourrait nager en pleine science-fiction que ça ne changerait rien. Cette plage ne bougerait pas d’un pouce. Elle serait toujours ici. »
Avec ses voiliers et ses ballons de plage. Avec ses touristes et ses châteaux de sable.
Denez lève la tête, se protège les yeux et cherche à capter, perdues dans le filtre d’azur, les ancres des géants qui se balancent en lignes simples [...] Il essaie d’imaginer le monde un siècle plus tard. Il creuse son imagination mais les images de voitures volantes et de stations spatiales ne parviennent pas à prendre corps. Il soupire.
« Nos parents ont flingué le futur. »

À voir aussi :
Extraits du recueil (PDF)

Penchés sur le berceau des géants - Daylon 1 Penchés sur le berceau des géants - Daylon 2 Penchés sur le berceau des géants - Daylon 3

Misvirginity (in 69, ed. ActuSF)

(Stories, 2009)

“Misvirginity” in 69
ActuSF
Histoire courte, 35 000 signes.

Texte bref paru dans la bien-nommée anthologie érotique. Un bref entretien avec un sextoy humain. Souvenirs, décadence, fin de l’humanité et révoltes sociales en bruit de fond.
À noter que le texte est disponible en téléchargement libre (voir plus bas). Ce récit est déconseillé au jeune public.

« Je traversai en robe de cocktail le casual friday, vitre de taxi pour toute protection ; lumière au magnésium, bitume fondu, rues blanchies. J’arrivai ; elle m’accueillit à bras ouverts, la bouche rincée au vin, un sourire parfait. Elle me caressa les cheveux, ses doigts parfumés, des citations de Bataille coulaient sur ses paumes quand ses ongles tiraient le désir derrière mes tempes. J’étais concentrée, prête à l’emploi. […]
Apprêtée pour attirer les autres convives, j’étais la gravité, mon vagin le puits ; j’étais le sujet effacé d’une composition pâle quasi mystique, une allégorie, ces hommes et ces femmes autour, tous avides, une cène.  »

À voir aussi :
Misvirginity, en téléchargement libre (PDF)

Misvirginity (69) - 1 VMisvirginity (69) - 2